A l'école du web en Corée

A l'école du web en Corée
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A l'école du web en Corée

« Ce sont mes personnages préférés !» s'exclame cette jeune fille de 14 ans en montrant ses héros de jeu vidéo à l'écran. « A partir d'eux, je vais créer mes propres personnages et mon héroïne s'appellera «Strong Sister». Nous sommes en plein cours de rédaction, dans une école alternative de Séoul. Les élèves, qui ont pour la plupart quitté l'école officielle, écrivent une histoire basée sur des images de jeux vidéo. Avant de rejoindre plus tard, le cours d'initiation à Second Life.

Cette école version high-tech est née du constat d'une dizaine de chercheurs de l'Université de Yonsei, à Séoul : Le système éducatif traditionnel coréen n'est plus adapté aux enfants de l'ère numérique. Ces chercheurs travaillent donc sur un modèle inédit d'enseignement basé sur les nouveaux médias.

Le principe est simple : apprendre en jouant. « Aujourd'hui, c'est vraiment difficile de différencier « apprendre » et « jouer », explique Heewon Kim, chercheuse à l'Université de Yonsei. Nous voulons un nouveau modèle éducatif qui combine les deux. » Et tout cela grâce à Internet. Les élèves peuvent décider de suivre le cursus depuis chez eux ou d'intégrer une de ces écoles alternatives.

L'équipe d'Heewon Kim a développé un site communautaire, sorte de plateforme des connaissances alimentée en permanence par les enseignants comme par les élèves.

Des petits Coréens qui se retrouvent donc rivés à leur écran à l'école comme à la ville. Mais pas de quoi inquiéter Heewon Kim. « Les enfants occupent l'essentiel de leurs temps libre sur Internet. Alors au lieu de leur interdire l'accès aux ordinateurs, on devrait plutôt les encourager à mieux utiliser ces outils », s'enthousiasme-t-elle.

Dans ce pays où plus de 95% des ménages sont connectés, Internet est devenu, plus qu'un outil, un véritable acteur de la société coréenne. Il pourrait bien bouleverser tout le système éducatif du pays.

COMMENTAIRES

Portrait de Anonyme

Petite Genevoise installée à Seoul pour 8 mois, je trouve votre sujet de reportage intéressant.
Le système éducatif est très axés sur "le bourrage de crâne" qui, s'il fonctionne bien pour certaines fillière professionelles, ne fonctionne pas du tout pour les langues. Les coréens étudies pendant 7 ans l'anglais mais ne savent pas en dire une phrase... peut-être que ce projet plus ludique, véhiculé par une des plus grande universitée de Seoul et par le biais de ces médias très utilisés, fonctionneras mieux.

Portrait de Anonyme

ça va boulverser la vie des citoyen qui sera independant

Portrait de Anonyme

Je trouve ce projet génial. J'aimerais beaucoup recevoir plus d'information dans la réalisation pédagogique. Qui contacter pour ce faire guider afin d'implanter cette façon de faire au Canada?

Portrait de Anonyme

La personne à contacter est Heewon Kim, qui apparaît dans le sujet. Chercheuse à l'Université de Yonsei, à Séoul, elle travaille avec une petite équipe sur ce projet. Elle parle parfaitement l'anglais et vous pouvez la joindre par email à l'adresse suivante: hypercortex[at]gmail.com

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