Le visage comme passe-partout
- Reportage: Christophe Ungar
- Montage: Ulrich Teiger
Banques privées ou compagnies pharmaceutiques , de plus en plus d'entreprises choisissent la reconnaissance faciale en trois dimensions pour accéder à leurs bâtiments. Une technologie développée en Suisse.
Chaque matin, c'est le même rituel : elle se penche devant la caméra, impassible et attend quelque secondes. La structure de son visage est reconnue par le système et les portes s'ouvrent. « Ca fait très américain. On pense à la CIA, au FBI ! », s'exclame cette employée de Celgene, une compagnie pharmaceutique. Ici, la reconnaissance faciale a remplacé l'immuable badge d'accès.
« Le principal avantage c'est que l'on ne peut pas perdre sa clef ou son badge, car on devient sa propre clef d'entrée » explique Jacques Soguel, directeur de Celgene. Convaincu par la sécurité et la convivialité de ce procédé biométrique, il a placé des caméras devant toutes les portes d'entrée de son entreprise. Ces dernières analysent la structure tridimensionnelle d'un visage puis la comparent à celles contenues dans la banque de données de la société. En clair, seuls les employés rentrent dans le bâtiment.
Ce système de reconnaissance faciale est développée en Suisse par la société genevoise Bioscrypt. Sa technologie a déjà séduit des entreprises de tous secteurs comme la banque privée Pictet ou Philipp Morris, à Lausanne.
Et nouveau degré de sécurité signifie aussi nouveau défi pour les pirates. « Tout système de sécurité quel qu'il soit peut être piraté. Tout dépend de la quantité d'intelligence et d'argent que l'on va mettre sur la table » constate le professeur Jean Henneberg du département informatique de l'Université de Fribourg. Et lorsqu'un profil biométrique est volé, c'est du définitif. Impossible de modifier des empreintes digitales ou un visage, à moins de prendre rendez-vous chez le chirurgien esthétique.




Commentaires
cette nouvelle technique d'identification est tres bien.
il arrivera 1jour ou les cas de vol seront très rare.
A ce jour, seuls les systèmes comme celui-ci utilisant la 3D (lumière structurée envoyée sur le visage) donne de bons résultats. Les systèmes 2D ne sont pas efficaces
Il est dommage qu'ils n'aient pas utilisé leur visage "sculpté" pour essayer de rentrer et prouver une faille du système.
J'aurais bien voulu connaitre le résultat de cet essai.
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