Le tableau qui valait des millions
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C'est l'histoire d'un petit tableau acheté 30'000 francs chez Christie's à New York en 1998. Pendant dix ans, il va dormir dans le tiroir d'un collectionneur suisse. Jusqu'au jour où il retient l'attention d'un expert. Et là surprise: ce «banal» parchemin pourrait en fait être l'uvre d'un certain Léonard de Vinci.
A l'origine, cela pourrait être une incroyable mégarde de la maison Christie's. Abusés par la restauration du tableau effectuée au 19ème siècle, les experts de la prestigieuse firme se seraient lourdement trompés en attribuant l'uvre à l'école allemande du 19ème. Quatre siècles d'écart avec de Vinci.
Une précision inouïe
Pour en avoir le cur net, le collectionneur fait appel en 2007 à un laboratoire parisien. Et pas n'importe lequel, Lumiere Technology s'est distingué en révélant, pour la première fois, les couleurs originelles de La Joconde. «C'est ni plus ni moins que l'ADN des tableaux que l'on essaie d'extraire, de trier et d'organiser» résume Jean Penicaut, le directeur général.
Grâce à un scanner à très haute résolution, les experts parisiens sont capables de numériser n'importe quel tableau et d'en tirer 13 images, une par couleur du spectre lumineux, des infrarouges au UV. Ces photographies d'une précision inouïe permettent aux experts et aux scientifique d'observer toutes les «couches» d'un tableau.
Dessin original de de Vinci
Après avoir subi ce traitement, le Portrait de la jeune fiancée du collectionneur suisse a révélé ses secrets. Les experts parisiens sont parvenus à retrouver, sous la couche de peinture de la restauration du 19ème, le présumé dessin original de Léonard de Vinci.
De nombreux experts et historiens de l'art on déjà attribué l'uvre au maître italien. Mais certains sont encore sceptiques. Peut-être parce que les enjeux liés à la renommée sont énormes. Comme le sont également les enjeux financiers. S'il s'avère être de la main du maître italien, ce parchemin de 24 cm sur 33 cm pourrait atteindre 150 millions de francs. On comprend mieux pourquoi le collectionneur suisse tient à garder l'anonymat…






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