Le petit rappeur qui voit grand
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Lil thug assure. Il a 13 ans, encore sa bonne bouille d'enfant, mais déjà l'allure dégingandée de l'adolescent. Pourtant, lorsqu'il rappe, il en scotche plus d'un.
Nous sommes à Paris, à Générations, une radio spécialisée dans le hip hop. Venu pour la promotion de son album «Inclassable», Lil Thug répond aux questions provocs de l'animateur, sans se laisser désarçonner. Puis, à sa demande, il se lance dans une improvisation et poursuit en rappant sur son titre «Opérationnel». Du job de pro.
A la ville, Lil Thug s'appelle Marvin. Il habite avec ses parent dans la banlieue d'Evreux, à 90 kilomètres à l'ouest de Paris. Le rap, il est tombé dedans quand il était petit. Son père n'est autre que Seno du groupe «Les Sales Blancs», du rap à l'influence californienne, sytle bling bling, voitures décapotables et filles à moitié nues. Immergé dans la musique, Marvin commence très jeune à écrire des textes. A l'âge de douze ans, il arrive à convaincre Papa et sort son premier titre «Style efficace». Depuis, Lil Thug, «Petit voyou» en fançais , enchaîne les titres et son premier album produit par le label indépendant La Tebwa est dans les bacs depuis juin dernier.
Garder la tête sur les épaules
Sous ses allures «bad boy», le papa de Marvin est sérieux et garde un il avisé sur la carrière de son fils. Pas question de sacrifier l'école et de laisser son fiston prendre la grosse tête : «Je ne vais pas dire qu'il a réussi, parce que aujourd'hui on peut réussir six mois et puis après passer à la trappe. Pour moi, la réussite, ça prend du temps. On verra dans quelques années.»
Marvin, lui, «kiffe à mort» le rap. Succès ou pas, il continue d'écrire ses textes et de composer. Sur le net, par le biais de MySpace, il rencontre d'autres artistes qui collaborent à son projet. Parmi eux, un Suisse, Soufian Anabir. Ce DJ genevois a composé l'une des mélodies de «Inclassable» et s'est dit «surpris par la maturité de Marvin».






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