La pilule du désir
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Le stress, le surmenage et la malbouffe sont des maux de notre époque. Ils entraînent souvent une baisse de la libido. Depuis de nombreuses années, des scientifiques du monde entier mènent des recherches dans ce domaine. A Edimbourg en Écosse, le professeur Robert Millar, directeur de l'Unité des sciences de la reproduction humaine au Queen's Medical Research Institue, a fait une découverte révolutionnaire: la GnRH 2. Cette molécule, présente dans le cerveau, influencerait directement le désir.
Un tiers des femmes
C'est en tout cas le résultat de tests effectués sur divers animaux. Des solutions contenant la molécule GnRH 2 synthétisée, à divers taux de concentration, ont été injectées dans le cerveau de femelles ouistitis. Les résultats sont sans équivoque. Le nombre de comportements reproductifs (le femelles tirent la langue pour attirer le mâle!) observés sont beaucoup plus nombreux chez les femelles «boostée» au GnRH 2. « On peut tout à fait imaginer prescrire de la GnRH 2 synthétique aux humains pour surmonter les problèmes de libido» se réjouit l'endocrinologue d'Edimbourg.
La baisse du désir concerne un tiers des femmes. Laurence Dispaux, psychothérapeute sexologue à Morges, verrait donc un nouveau médicament d'un bon il. Même si elle nuance immédiatement. « Le risque, c'est une mécanisation de la sexualité. Il faut éviter que la sexualité soit totalement distincte de la relation affective » s'alarme la sexologue.
Effet secondaire vendeur
Détail croustillant, le produit n'est pas sans effet secondaire. « Quand on administre la GnRH 2 à la musaraigne, sa consommation de nourriture diminue de 40%. Cela pourrait être identique chez l'humain » explique Robert Millar. De quoi réjouir toutes celle et tous ceux qui veulent maigrir. L'effet secondaire devient donc un argument de vente. Si le médicament passe les tests cliniques, il ne sera pas sur le marché avant plusieurs années. En attendant, il ne reste plus qu'à faire de l'exercice…






Joli casting Zian!
;)
P.S: L'ecstasy a un peu le même effet. Excitation neuropsychique et anorexigène à la fois. Probablement pas pire en matière de santé que GnRH2 qui est (semble-t-il) un dérivé de la Gonadotropin-releasing hormone. Une hormone donc, avec par définition pléthore d'effets secondaires.