Le Robinson suisse
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Dans sa valise étanche, il y a 50 kilos de matériel. Une antenne satellite, un ordinateur portable, un panneau photovoltaïque et une batterie solaire. En revanche, pas la moindre trace d'une trousse de toilette, ni même de vêtements de rechange pas plus que d'un briquet ou d'une boite d'allumettes. Et pourtant, ces derniers accessoires pourraient être d'une redoutable utilité à Xavier Rosset. Car ce solide Valaisan, ancien champion de snowboard, s'est envolé le 2 septembre dernier pour une aventure peu banale. Il part vivre pendant 300 jours sur un île déserte en plein coeur du Pacifique sud.
Son île «paradisiaque», Xavier l'a trouvée dans l'archipel des Tonga: l'île volcanique de Tofua. Soixante-quatre kilomètres carrés de jungle, des rochers et pas l'once d'une plage de sable fin dans cet écosystème fermé. Enfin, détail de poids, pas un seul être humain ne peuple ce territoire sauvage. «Les critères pour choisir l'île étaient relativement précis : une température oscillant entre 25 et 35 degrés, une superficie suffisamment grande pour avoir assez de nourriture et enfin un accès au rivage» explique le natif de Verbier.
De la survie et de la solitude
Voilà désormais quatre mois que l'aventurier a pris ses quartiers sur l'île. Et ces journées son bien remplies. Apprendre à faire du feu, chasser, pêcher, gérer la solitude et la faune insulaire parfois hostile à son égard. Sans compter qu'il a fallu se construire une cabane capable de résister à des vents de 200km/h. Car Xavier Rosset n'est pas du genre à choisir la simplicité. Sur les 300 jours qu'il aura passé sur Tofua, quelque 200 seront tombés en plein pendant la saison des pluies.
Cette vie de survie et de solitude, les internautes peuvent la suivre sur le site Internet de Xavier. Avec son antenne satellite, un modem et un micro, Xavier envoie chaque semaine des sons radio d'une minute sur la progression de son expérience de Robinson. Grâce à son expédition, ce grand rêveur de 32 ans entend prouver à tout un chacun qu'il est possible pour un homme moderne de retourner à l'état sauvage, loin des contraintes financières. «J'ai l'impression que les gens cherchent avant tout à être reconnus par le pouvoir et l'argent. Du coup, ils en oublient leurs rêves. Je veux démontrer qu'il existe d'autres moyens de vivre sa vie, que chacun peut suivre sa voie même si elle peut sembler un peu folle à certains.»
Enterrer le temps
Un rêve qui a toutefois un coût: 80 000 francs. Une somme qu'il a tenté de réunir pendant 14 mois. Son sponsor principal a d'ailleurs trouvé un arrangement amusant avec Xavier. Cet horloger lui a offert une montre qu'il va enterrer sur l'île pour toute la durée de son aventure. A son retour, elle sera vendue aux enchères au profit de l'expédition.
Et pour savoir si Xavier aura perdu les 14 kilos qu'il a pris pour l'expédition, rendez-vous en juillet 2009!
COMMENTAIRES
J'aime bien le commentaire "prouver à tout un chacun qu'il est possible pour un homme moderne de retourner à l'état sauvage, loin des contraintes financières."
et:
"Un rêve qui a toutefois un coût: 80 000 francs."
C'est antinomique avec le "loin des contraintes financières." plus haut!!
80'000 c'est pour 10 mois largement plus que le salaire moyen suisse qui n'est que de 60'000 pour la même période.
En plus il veut retourner à l'"état sauvage" avec un téléphone/modem satellite et un micro-ordinateur? ça m'éclate!!
A quoi ça rime??
D'autant plus que ça ressembble plus à une punition du genre: "si tu bosse pas à l'école on t'envoie en Suisse-allemande" de ma jeunesse, qu'à une vie paradisiaque.
Il sera super content de rentrer dans un endroit civilisé. Je tiens le pari!!
Bravo pour le courage, mais on se trompe de but.
desole mais moi je trouve ca fort de sa part il vie son reve et ne reve pas sa vie tres courageux chapeau
je suis fière de toi . tout cela ne me surprend pas du tout venant de toi. cette avanteur et bien à ton image.
gros bisous
stephanie






Super intèressant, je trouve ça génial de réaliser ses rêves. Bientôt je pars aussi avec juste mon sac à dos. Amicalement un bon Valaisan de chez nous