Télécharger en toute impunité
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Surveillés et risqués, les réseaux peer to peer sont en déclin. Pour acquérir des séries et de la musique, les internautes se tournent vers le téléchargement direct. Rapidshare, une entreprise suisse, est le numéro un du domaine
Frank est accro aux séries tv américaines. Trop impatient pour attendre leur diffusion à la télévision, il les télécharge. Tous les jours : « Avant j’utilisais les réseaux peer to peer. Mais avec ce système, on prend des risques car les réseaux sont surveillés. J’ai remplacé le peer to peer par le téléchargement direct. C’est plus rapide, on trouve tout de suite les bons fichiers, et à ma connaissance ce n’est pas illégal. »
Dans le réseaux peer to peer, les fichiers s’échangent directement entre particuliers. Le système veut que celui qui prend, met également à disposition des autres utilisateurs les fichiers qu’il télécharge. Or en Suisse, la mise à disposition de fichiers protégés viole le droit d’auteur. A l’inverse, en utilisant le téléchargement direct, l’internaute n’encoure pas de risques s’il se contente d’acquérir le fichier.
Ce nouveau modèle est relativement simple. Des sociétés – Rapidshare, Megaupload – offrent des espaces de stockage illimités sur lesquels tout le monde peut déposer du contenu. A l’origine l’idée était de pouvoir y déposer des fichiers trop lourds pour être envoyés par courrier électronique. Des photos de vacances ou un film de famille par exemple. Or ces espaces de stockage ont rapidement été envahis par des morceaux de musique, des films et des jeux vidéo protégés par le copyright. Des fichiers pirates déposés par des utilisateurs qui s’empressent ensuite d’aller diffuser les liens d’accès sur des forums ou des blogs. Pour l’internaute qui le souhaite, il suffit alors d’entrer le lien et de télécharger le fichier.
Cette nouvelle forme de piratage est une aubaine pour ces sociétés. L’une d’elles, Rapidshare, est établie en Suisse, car le droit d’auteur y est lacunaire. Et les conditions fiscales attrayantes. Il faut dire que le business parait rentable. Grâce aux copies pirates, Rapidshare a vu le nombre de ses utilisateurs décupler, pour atteindre plus de 14 millions par jour! Maline la société vend des abonnements aux utilisateurs qui souhaitent télécharger plus vite, et en plus grande quantité. En d’autres termes, elle gagne de l’argent en mettant à disposition des contenus dont elle n’est pas propriétaire!
Mais l’essor de cette nouvelle forme de partage de fichiers met en lumière un autre phénomène. La technologie va plus vite que la loi : « Ces sociétés de type Rapidshare ne peuvent absolument pas faire l’objet des mêmes mesures de surveillance que les plateformes de peer to peer. Car les serveurs sont privés. On constate donc que le législateur, les majors et toutes les sociétés qui traquent les pirates ont plus d’une guerre de retard aujourd’hui. » s’amuse Nicolas Golovtchiner, avocat à Genève. A l’heure où la plupart des pays européens adoptent des mesures de lutte contre le piratage axées uniquement sur le peer to peer, le constat ne manque en effet pas d’ironie.
COMMENTAIRES
Ce qui me surprend c'est que personne n'a encore compris que ça ne sera jamais possible d'empêcher l'échange d'informations entre particuliers. Internet à été bâti dans ce but précis et personne n'est capable d'en contrôler l'utilisation, c'est un fait.
L'industrie du disque et du cinéma en souffrent certes mais cela apporte aussi de nouvelles choses : Plus de concerts, du cinéma en 3d, des films distribués librement sur internet.. bref ceci permet d'ouvrir de nouveaux horizons et personnellement je pense que c'est positif.
PS aux journalistes : Le _vrai_ réseau de téléchargement c'est usenet depuis plus de 10 ans.
Personnelement je n'utilise pas RS car lA vitesse de download est limité mais j'utilise Megaupload, où la vitesse n'est pas limité
tiens tiens, regardez plutot du côté d'ACTA pour un web 'controler'....
http://eco.rue89.com/explicateur/2010/01/24/acta-pourquoi-internet-crie-..... mais pour le moment, vive les newsgroup !
Donc, finalement, il faut se prendre plusieurs abonnements pour pouvoir vraiment télécharger rapidement des épisodes (pas toujours fourni sur le même réseau) et en plus, il faut gérer le téléchargement de plusieurs "parties" si on veux du 720p, moins pratique et "économique" qu'un seul torrent à gérer.
La Suisse comblera un jour la lacune juridique et j'espère qu'un modèle d'abonnement verra le jour, laissant les internautes abonnés télécharger à leur guise le contenu qui leur plait parce qu'en attendant l'argent tombe dans les poches de distributeurs tels que Rapidshare qui ne reversent rien aux éditeurs/auteurs...
Bref, ces nouveaux moyens ne m'apparaissent pas être vraiment plus efficace que les classiques newsgroups.
Le P2P encrypté fonctionne mieux et garanti l'anonymat ou il reste toujours Hulu :)






On t'as reconnu "Frank", on sait où tu habites...