Drogues en ligne

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Drogues en ligne

Les drogues de synthèse sont très facilement accessibles sur le web. Dangereuses, elles se consomment dans les soirées en Suisse romande. Certaines même légalement.

Internet est-il devenu un supermarché pour drogues de synthèse? Anonyme et réactif le web est massivement utilisé par les laboratoires clandestins. Des laboratoires qui lancent régulièrement des nouvelles drogues, dont parfois seule une molécule diffère des produits interdits. D’où leur nom de «drogue de designer». Ces substances se commercialisent légalement jusqu’à l’intervention des autorités et à l’inscription de la composition chimique sur la liste des stupéfiants. File 3931

Entre l’apparition de la drogue sur le net et son interdiction, l’intervalle dure parfois une année, voire deux ans. Dernier exemple en date pour la Suisse, la mephedrone, un dérivé d’ecstasy apparu fin 2009. Son interdiction ne sera effective qu’en 2011. «C’est un problème. Mais les procédures sont longues. Pour inscrire une substance dans la liste des stupéfiants nous devons la définir très clairement. Nous ne pouvons pas écrire : «sont interdits: les dérivés général de…» La composition chimique exacte doit être identifiée », explique Monika Joos, cheffe de la division stupéfiants chez Swissmedic.

Difficile de mesurer l’ampleur de la consommation des «drogues de designer». Mais elle reste marginale selon les observateurs de terrain actifs dans la prévention. Ce qui n’est pas le cas du GBL, un détergent qui lorsqu’il est ingéré se transforme en GHB dans l’organisme. Ce produit rencontrerait un vif succès depuis l’été dernier, si l'on s'en fie au volume des saisies de la police fédérale. Là encore, le trafic se déroule presque exclusivement sur le web. «Pour se procurer du GBL, le plus simple c’est internet. La majorité des gens commandent sur des sites en Hollande ou en Allemagne. En 4 jours maximum on est livré à la maison», détaille Stéphanie* une consommatrice.File 3932

Le GBL doit son succès à sa facilité d’accès sur le net, mais aussi à une situation juridique ambiguë. En Suisse le produit est considéré comme un stupéfiant, mais il est massivement utilisé dans l’industrie. «La difficulté avec le GBL est cette double utilisation. D’un côté c’est illégal si c’est utilisé personnellement comme drogue, d’un autre côté c’est utilisé librement par l’industrie chimique, à large échelle. Cela rend la situation juridique complexe», reconnaît Monika Joos. Entre ambiguité juridique et lenteur des procédures, les autorités semblent démunies - pour ne pas dire impuissantes- face à l'ampleur croissante du trafic de drogue sur Internet.

 

 

COMMENTAIRES

Portrait de Anonyme

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Il serait moins dangereux de consommer des drogues "connues" du type MDMA voir amphétamines que ces nouvelles drogues hasardeuses dont on connait pas ou mal leurs effet à court et long terme, leur toxicité et leur dose létale, malheureusement on peut pas empêcher tout le monde de vouloir "passer du bon temps" et tant qu'il y aura des interdits il y aura ce genre de dérive, c'est ainsi dans le meilleur des mondes.

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