La swiss touch du jeu vidéo
Reportage: Zian Marro
Montage: Charles D. Fischer
Mixage: Philippe Lahaye
Los Angeles ne rime plus seulement avec cinéma. Aujourd'hui, on s’y presse pour faire fortune dans l'industrie florissante du jeu vidéo. Deux Suisses y ont particulièrement bien réussi. L’un est artiste designer et l’autre co-fondateur d’un studio qui emploie pas moins 60 personnes.
Pour Christian Lorenz Scheurer, tout a commencé dans le quartier de Venice à Los Angeles. Portfolio sous le bras, ce Bernois de 43 ans va se faire passer pour un livreur pour se faire engager chez Digital Domain, le studio d’effets spéciaux fondé par James Cameron. «J’ai donné mon portfolio, et le lendemain ils m’ont engagé», se souvient l’artiste. C’était il y a 15 ans.
Christian Scheurer travaille d'abord comme designer sur des films cultes : Le 5ème élément, Titanic , Matrix… Puis en 2001, alors qu’il travaille sur Final Fantasy : The Spirits Within (le film), on lui propose de «faire des trucs» pour le jeu du même nom (Final Fantasy IX). C’est ainsi que débute sa carrière dans le jeu vidéo. «En tant que designer, il y a plus de liberté dans les jeux vidéo que dans des films comme Matrix ou Titanic, où il y a une telle pression qu’on ne peut en faire qu’une toute petite partie!» constate le Bernois.
A Los Angeles, il côtoie les plus grands noms du jeu vidéo. Pour ne nommer que lui, Will Wright, le créateur des Sims, l’engage sur Spore pour créer décors et petites bèbêtes. Dernièrement, il a collaboré avec LucasArts (rien que ça !), sur un projet encore tenu secret…
Et il n’est pas le seul Suisse à s’être fait une place au soleil de Los Angeles. A Irvine, au sud de la ville, Ru Weerasuriya dirige, avec deux associés, l’un des studios indépendants les plus en vues. «Bienvenue à Ready at Dawn Studios !» lance le Genevois de 34 ans à notre arrivée. Ready At Dawn a touché le jackpot avec le jeu Daxter sur PSP ; plus de 4 millions de copies écoulées!
Quand Ru débarque à LA, il y a à peine 20 ans. Il frappe à la porte de Blizzard et, comme Christian Scheurer, est engagé dans la semaine. Aujourd’hui il est à la tête d’une soixantaine d’employés. Le nez dans l’écran, designers, graphistes, programmeurs et artistes mettent la touche finale à God of War: Ghost Of Sparta sur PSP. A trois jours de l’Electronic Entertainment Expo (E3), le plus grand salon mondial du jeu vidéo, c’est un peu le rush. «On a travaillé jours et nuits pendant les 10 dernières semaines», exagère à peine Ru Weerasuriya.
Le jour J, à l’ouverture de l’E3, Sony fait sa conférence de presse. L’éditeur du jeu de Ready At Dawn présente le trailer à des milliers de journalistes. Jolie consécration pour l’équipe de Ru Weerasuriya.
A l’E3, Ru est comme un poisson dans l’eau. Networking, rendez-vous avec les éditeurs, promo de God Of War, il court un peu partout. Sans oublier de s’arrêter devant «son» jeu, sur le stand de Sony, pour observer incognito les premières réactions des gamers.
Dans une industrie où les salaires sont aujourd’hui deux fois plus élevé que le salaire moyen aux Etats-Unis, les deux Suisses ont su surfer avec talent sur la vague géante qu’est devenu aujourd’hui l’empire du jeu vidéo.




Commentaires
@ Anonyme
Ici le streaming de cette vidéo fonctionne correctement. Etrange. Mais vous pouvez aussi vous rendre sur Youtube pour voir la fin! http://www.youtube.com/user/nouvo#p/u/0/RvmhJsG_G5s
bonjour
je ne sais pas si je suis le seul mais la vidéo bloque à partir de 3:48
ça ne le fait que avec cette vidéo
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