Imprime-moi un mouton!
Journaliste: Géraldine Jacot
Mixeur: Philippe Lahaye
Monteur: Enrico Pizzolato
Vous avez toujours rêvé de donner du corps à vos idées? L’impression 3D peut réaliser de plus en plus d'objets. L’idée géniale de l’impression 3D se développe au cours des années 80. Depuis, la technologie n’a cessé de progresser. Aujourd’hui, ces imprimantes se démocratisent. Moins chères et plus accessibles, on peut même construire certains modèles soi-même.
Genève. Nous sommes au quatrième étage de l’école d’ingénieur. Une petite dizaine d’amateurs, membres d'un hackerspace, se retrouvent pour une printing party. Tous très concentrés, ils regardent une petite boîte en plastique prendre forme sous leurs yeux. Un fil de plastique biodégradable est fondu et déposé couche par couche pour créer l’objet en trois dimensions. «Les constructeurs de cette imprimante conçoivent un avenir où on ira dans un magasin et, au lieu d’acheter une pièce ou un verre en plastique, on choisira un design et un type de matériel qu’on pourra imprimer sur place et customiser», explique Lloyd Dizon.
En partant d’un modèle informatique en 3D, l’imprimante reproduit l’objet autant de fois que vous le désirez… ce n’est qu’une question de temps. «Si vous avez besoin d’un objet, comme un gobelet, un récipient ou une assiette parce que vous l’avez cassé, grâce à cette imprimante 3D, vous pouvez en fabriquer un. L’idée, c’est d’être indépendant des industriels qui font des grandes séries», ajoute Daniel Sermondadaz.
Cette imprimante géniale a un petit nom: la RepRap. Elle est née dans le cerveau d’Adrian Bowyer, un ingénieur et mathématicien britannique. Ses particularités: elle est autoréplicable et libre de droit. «Le concept, c’est de pouvoir imprimer un objet en 3D par soi-même avec des éléments qu’on peut trouver dans le commerce et avec du matériel Open Source», explique Daniel Sermondadaz. Pour environ 1000 francs, vous pouvez commander sur Internet une RepRap ou une de ses petites sœurs. Le seul bémol… vous devez être bricoleur!
Paul Bristow vient de recevoir son imprimante 3D en kit.
Devant lui, sur la table, différentes pièces: des vis, des composants électroniques, un microcontrôleur Arduino… un véritable champ de bataille! « Quand je vois tout ça, ça me fait peur. Ce modèle d’imprimante est un peu compliqué et pour le moment, je ne sais pas comment je vais m’y prendre!».
Mais Paul pourra compter sur l’expérience des autres lors de cette soirée. «Si on est capable de monter un meuble Ikea, je pense qu’on est capable de monter ça», nous certifie Lloyd Dizon. Cet ingénieur a tout de même pris trois jours de congé pour construire sa machine…
Pour aller plus loin:
Un article en anglais dans "The Economist", 12 février 2011.
http://www.economist.com/node/18114221
Le projet Fab@home de l'Université de Cornell.
http://www.fabathome.org/?q=node/1
Sous vos yeux, l'impression d'une flûte... et les explications avec l'accent s'il vous plaît!!!

Commentaires
@ Julien: La musique c'est de Hot Chocolate, You Sexy Thing. C'est marrant, il a du succès ce morceau!
bonjour
j'aurau voulu le titre de la musique
qui passe dans (imprime moi un mouton)
a 1min 20sec
merci les gars
Bonjour! Nous avons utilisé un morceau du groupe "Hot chocolate" qui s'intitule "You sexy thing" :D
Merci pour votre message et nous vous souhaitons une très bonne journée.
Joli sujet, je m'y était intéressé il y a quelques années, je vois que ça à déjà bien avancé, mais on la pas encore tous chez nous :P
Merci pour le reportage ;)
PS: C'est quoi la nom de la musique vers 1m25s ?
++
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