Vos plantes vertes sont m@gnifiques !

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Publié le 30 octobre 2011

Reportage: Zian Marro
Montage: Charles D. Fischer
Mixage: Philippe Lahaye

Ils réalisent des potagers domotiques, ce sont les geeks du jardinage! High-tech ou low-cost, les approches diffèrent, mais les ageekulteurs sont toujours plus nombreux. Une spin-off de l’Ecole polytechnique de Zurich s'est même lancée sur ce marché fertile.

 

Dans son appartement immaculé et flambant neuf, Vu Vuong Dinh s’affaire, concentré. Il enfonce deux fils électriques aux extrémités dénudées dans un bac à plantes aromatiques. «C’est un capteur électrolytique qui va me permettre de mesurer le taux d’humidité de la terre», explique-t-il. Et ce n’est qu’un début. Car si basilic et ciboulette servent de prototype, au printemps, c’est tout le potager qui va y passer. «Je vais aussi installer un capteur de CO2, un capteur de température, un capteur de pH de l’eau, se réjouit Vu Vuong, et toutes ces informations seront envoyées par onde radio vers un serveur.»

 

A chaque élément mesuré correspond alors un graphique, consultable de n’importe quel terminal (ordinateur, tablette, Smartphone) pour suivre, heure par heure, la vie chiffrée de son potager. Enfin, reste à automatiser la réponse. «Un programme informatique déclenchera certaines actions, prévoit Vu Vuong. Si la terre manque d’humidité par exemple, l’arrosage se fera automatiquement à partir de ses données-là.» En clair, le jardinier n’a plus grand chose à faire, si ce n’est s’assurer que son système ne souffre pas d’un bug ou d’une panne électrique! Sans compter les heures de travail, l’installation coutera environ 2’500 francs suisses.

 

 114 Hernâni Diaz, du collectif Re.Farm the CityMais il existe aussi l’option low-cost. En Espagne, Hernâni Diaz a créé le collectif Re:Farm the City qui mêle la récup’ à l’électronique avec le même objectif que notre ageekulteur romand. «Le "Re" signifie qu’on va utiliser beaucoup de matériel de récupération, explique Hernâni Diaz. "Farm" (ferme en français) indique que nous voulons produire de la nourriture en quatitié. Et tout cela dans l’univers urbain (The City).» Sur la terrasse de son appartement de Tarragone, le jeune homme détaille les derniers prototypes qu’il a réalisé, essentiellement des systèmes d’arrosage automatique de ses cultures . Toute ces circuits informatiques sont en open source et publiés sur le wiki ou le blog du collectif. En 3 ans, Re:Farm the City a déjà conquis des membres à Paris, New York, Pékin ou encore Buenos Aires (voir le reportage de Kirsten Dirksen de la plateforme *faircompanies sur ce sujet).

 

En Suisse, un ingénieur a décidé de faire de l’arrosage des plantes vertes un vrai business. Son idée est simple, une application pour Smartphone qui répertorie chaque plante de l’appartement et indique à l’utilisateur comment et quand il faut s’en occuper. «C’est comme si la plante avait une voix! s’exclame Philipp Bolliger. On reçoit une notification quand il faut l’arroser ou quand il faut lui mettre de l’engrais. Et c’est très précis, puisque nous indiquons à l’utilisateur quel type d’engrais utiliser pour une croissance optimale d’une plante spécifique.»

 

115En 2009, l’ingénieur zurichois crée une start-up, spin-off de l’Ecole potytechnique de Zurich. Aujourd’hui, les neuf employés travaillent au développement d’un capteur qui communiquera avec l’application. «Il peut mesurer l’intensité de la lumière, la température de l’air et l’humidité du sol simultanément explique Philipp Bolliger, co-fondateur et patron de Koubachi AG en brandissant un prototype. Après avoir récolté ces données, il va les transmettre par Wifi sur un serveur de l’entreprise, où nous pourrons ensuite les exploiter.» Synchronisées avec l’application, ces données permettront à l’utilisateur de connaître en temps réel les besoins de sa plante.

 

116 L'un des premiers prototypes de capteurCe capteur, qui représente le core-business de la start-up, sera vendu entre 100 et 120 francs dès février 2012 et permettra à la start-up de commencer à gagner de l’argent (l’application, elle, est gratuite). Les possesseurs de Smartphones sont-ils prêts à investir plusieurs centaines de francs pour s’occuper au mieux de leur plantes ? Oui, répondent les études de marché effectuées par Koubachi. Dans les faits, il faudra encore attendre quelques années pour le bilan.

 

Commentaires

Portrait de Personne

Super comme idée! Ban faudra quand même désherber, mais sinon super idée! Sinon l'application i-phone (pour vendre des engrais) je suis moins sure...

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