Policiers sous surveillance

Policiers sous surveillance
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Publié le 27 avril 2012

Reportage: François Roulet
Montage: Enrico "Drebin" Pizzolato
Mixage: Philippe Lahaye

Avec l'essor des smartphones, les interventions policières sont très souvent filmées, photographiées et publiées sur le web. Parfois même en direct. Le “copwatch” prévient-il les bavures? La police est-elle armée pour y répondre?

On en compte des dizaines, rien que pour Lausanne et Genève. Des vidéos amateur d’interventions policières publiées sur le web. Elles montrent souvent des interventions musclées. « J’imagine que les gens postent ces vidéos dans le but de critiquer le travail de la police, explique l’appointée Pousaz de Police-Secours à Lausanne. Il faut croire que ces gens n’ont pas grand chose d’autre à faire, mais pour nous cela devient inquiétant, on se sent épié. »

Dans le monde 339anglo-saxon, la pratique qui consiste à filmer et surveiller la police est généralisée. On appelle cela le « copwatch ». Un mouvement militant né des suites du passage à tabac de l’américain Rodney King par des policiers dont l’acquittement provoqua les émeutes de Los Angeles en 1992. Le « copwatch » a désormais gagné aussi la France sous une forme extrême. Un site, interdit par le ministère de l’intérieur, mais toujours accessible en ligne procède à un fichage systématique des policiers en civil pour les villes de Lille et de Paris. Les agents y apparaissent à découvert et l’on y décrit leurs présumées violences et leur réputation.340

Pour l’heure, de tels mouvements n’existent pas en Suisse.  Il n’y a pas de groupe organisé qui filme ou photographie les policiers. Si les vidéos se multiplient,  c’est donc surtout en raison de l’essor des technologies. «Je trouve excellent que la police soit filmée, s’enthousiasme Pierre Bayenet, avocat et cofondateur de l’Observatoire des pratiques policières à Genève. Plus qu’excellent, c’est même nécessaire, car la police comme toutes les autres professions n’est pas à l’abri de policiers qui font mal leur travail, qui commettent des abus. Ils travaillent sur le domaine public, ils sont armés et agissent pour le bénéfice de la population. La population se doit donc de les surveiller, même si l’on peut discuter des bienfaits de la diffusion de ces images sur Internet.»

341Le copwatch n’aurait toutefois pas que des effets bénéfiques. Car ces images induisent une logique de suspicion et rigidifient les comportements des agents.   « Face aux personnes qui le filment, le policier va estimer que le comportement adéquat est un comportement formel et rigide explique Michael Meyer, sociologue à l’Université de Lausanne. En d’autres termes, il va jouer le policier, ce qui rend impossible toutes les formes habituelles de relations spontanées et d’assouplissement du rapport avec les usagers comme fumer une cigarette ou prendre le temps pour discuter d’autre chose que de l’affaire en cours. Cette marge de manœuvre informelle, pourtant essentielle au travail policier, passe à la trappe à partir du moment où un agent sait qu’il est filmé et que, potentiellement, ses chefs pourront voir les images. »

 

 

Commentaires

Portrait de Anonyme

tant que l'administration enverra dons nos rues de jeunes policiers (certains aussi baleze que les catcheurs) qu'on formera rapidement sans leur apprendre à respecter les etres humains qu'ils ont en face, ils abuseront de leur position, va discuter avec quelqu'un de buté, armé et stupide.
j'ai un petit conseil pour la police genevoise, allez vous former chez les anglais, les néo-zélandais ou les australiens et vous apprendrez peut-etre la façon dont on doit traiter la population ce qui m'étonnerait car vous etes trop bien payés et ça vous monte au cerveau et vous finissez un jour ou l'autre par frapper et menacer certains suspects. j'ai le souvenir de 2 abrutis de flics genevois qui sont venus me chercher au boulot dans ma jeunesse car je correspondais à la description de quelqu'un qui avait agressé une dame agée, ils ont dit à mon patron qu'ils étaient surs et certains que j'étais leur supects (chose qu'ils n'ont aucun droit de faire) manque de chance pour eux et gros coup de chance pour moi à la minute où se déroulait l'agression moi j'étais dans le bureau de mon médecin à l'autre extremité de la ville et malgré ça ils ont continué leur enquete à charge, pour finir la dame agée a dit en voyant mes photos que ce n'etait pas moi l'agresseur et ils m'ont relaché mais c'est humiliant, tout le long ils me poussaient à avouer quelque-chose que je n'avais pas fait. et les civils qu'on remarque à 1 kilometres, faut vraiment retourner à l'ecole de police les gars...

Portrait de xavier

si sa peu calmer certains cow boy c'est tout a fait normal, la prochaine fois qu'un percepteur en bleu m'arretes: je film!

Portrait de Jim

Un activiste du CopWatch assez amusant !
Voir : http://www.youtube.com/user/JimmyJustice4753/featured
;)
Si cette thématique vous intéresse, ou que vous voulez créer un groupe en Suisse : mr.personne@rocketmail.com

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