Un centre pour la sécurité biométrique

Un centre pour la sécurité biométrique
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Publié le 10 avril 2014

Reportage: Antoine Silacci

Montage: Enrico Pizzolato

Mixage :Philippe Lahaye

L’Idiap de Martigny a inauguré le centre suisse de recherche et d’évaluation en sécurité biométrique. Ce centre est le premier en Europe et le troisième dans le monde.

 

Que ça soit pour déverrouiller son téléphone ou pour passer une porte: la reconnaissance biométrique est résolument à la mode. Empreintes digitales, iris, reconnaissance faciale ou vocale…de quoi garantir l’identité de la personne…enfin presque ! Car, comme tout système informatisé, le traitement des données biométriques a ses failles.

C’est pour répondre à ces enjeux que l’institut de Martigny a créé ce centre spécialisé en sécurité biométrique. Pour l’initiateur du projet, le chercheur Sébastien Marcel, il ne s’agit pas de mener toutes les recherches à l’Idiap. Le centre se voit comme un « hub » qui coordonnera la recherche, la formation, l’évaluation et le transfert technologique au niveau européen.

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Si dans l’imaginaire collectif, nos données biométriques apparaissent comme sûres, il est techniquement possible de les détourner. Pour Sébastien Marcel, les menaces sont de deux types. Il y a d’abord les attaques sur les systèmes comprenant des données biométriques en vue de les voler, les effacer ou les modifier. Il y a ensuite les attaques dites de présentation, ou spoofing, qui consistent à se faire passer pour un autre en utilisant diverses techniques comme l’utilisation de répliques d’empreintes digitales. Pour le chercheur toute le défi technique réside dans la robustesse des systèmes mis en œuvre « un programme très sécurisé aura parfois de la peine à reconnaître la personne tandis qu’un système plus souple ne posera pas de problème au niveau de la reconnaissance mais sera plus facilement piraté ».

Pour faire progresser la recherche dans ce domaine, le centre de Martigny compte attirer autant les chercheurs que les entreprises pour que les systèmes mis sur le marché aient toujours une longueur d’avance sur les techniques visant à les pirater.

Commentaires

nouvo

Bonjour,

merci pour votre commentaire. Vous trouverez ci-dessous la réponse du chercheur Sébastien Marcel de l'Idiap.

"C'est une possibilité, c'est pourquoi certains systèmes utilisent une détection de vitalité pour estimer si le doigt est vivant. Il s'agit de la technologie de reconnaissance de la structure veineuse qui se fait classiquement avec des techniques d'illumination en proche-infrarouge mais qui ne capture pas de volume juste une image en 2 dimensions. Pour capturer un volume il faudrait une technique de capture différente.
Concernant le fait qu’il n’y aurait aucune faille, ce n'est pas certain. Il n'a pas été démontré que c'était impossible. A priori si les données biométriques sont volées elles pourraient être utilisées pour construire un faux.
Il est possible d'imaginer de construire un faux très réaliste. C'est juste une question de temps et de moyen. Mais la question la plus importante étant est-ce que cela en vaut la peine !"

Portrait de Johnstone

Certes, le système biométrique est un système qui peu actuellement protéger certain espace, mais il me semble avoir entendu que ce système n'est pas assez fiable en matière d'empreintes digitales. En exemple : la reproduction d'empreintes peut être utilisée pour accéder dans certains locaux protégés. Mais cette protection n'est pas suffisante. Il y a toujours une possibilité de prendre en otage la personne qui a accès à ces locaux en lui coupant le doigt et ainsi l'utiliser de par son empreinte digitale.
Comme je l'ai mentionné ci-dessus, une sécurité sans faille existerait, mais elle est actuellement en développement.
Il s'agirait de scanner une partie d'un doigt dans son volume (comme une IRM) et l'appareil fonctionnerait uniquement avec la reconnaissance des vaisseaux sanguins. Il n'y a donc plus de faille et aucune possibilité de reproduction étant donné que chaque personne est crée d'une manière unique.
Et si l'on coupe le doigt pour l'utiliser dans ce système de sécurité, cela ne fonctionnerait pas, les vaisseaux sanguins ne seraient plus ravitaillés et ainsi l'image scannée par résonance indiquerait que ce n'est pas le bon doigt (la bonne personne).

Dites-moi si je je trompe où est-ce que ce système est déjà fonctionnel.

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