Ma prothèse est connectée

Ma prothèse est connectée
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Publié le 28 août 2014

Reportage: Antoine Silacci

Montage: Charles Fischer

Mixage: Philippe Lahaye

Les poses de prothèses, notamment de hanches et de genoux, sont en constante augmentation dans notre pays. Avec des patients de plus en plus jeunes, se pose la question de la durée de vie de ces implants.

Ce matin-là, à la clinique du Bois-Cerf, le professeur Jolles-Haeberli pose une prothèse de hanche. Une opération extrêmement commune mais pas forcément anodine. Les patients sont de plus en plus jeunes et les prothèses ont une durée de vie de 15 ans en moyenne. Mais leur changement peut poser problème, souligne la chirurgienne : «C’est très difficile de faire au-delà de deux changements de prothèse. Donc l’idéal pour le patient c’est d’avoir une prothèse qui dure le plus souvent et de la changer qu’une fois ».

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Frottements, décèlements, douleurs, autant de complications que le chirurgien doit éviter, en posant la prothèse de la manière la plus précise possible. Mais à l’heure actuelle, le professeur Jolles-Haeberli et ses collègues « n’ont que leurs mains et leur expérience » pour se guider.

C’est ainsi qu’est né le projet SImOS du programme nano-tera. Avec la participation du Fonds national suisse de la recherche,du CHUV et de l’EPFL, les chercheurs ont développé un implant muni de capteurs. Le but : l’insérer à l’intérieur même de la prothèse pour envoyer différentes informations au chirurgien. Une première version adaptée aux prothèses de genoux est d’ores et déjà en phase de test.

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Le professeur Aminian du laboratoire de mesure et d’analyse du mouvement de l'EPFL explique que grâce à ces capteurs, des données sur « la cinématique du genou ainsi que sur les forces et les pressions exercées sur l’articulation peuvent être récoltés ». Les chirurgiens pourront ainsi adapter la rééducation du patient et déceler à temps de possibles complications. Autre spécificité, l’alimentation de l’implant en électricité et la récolte des données se font grâce à un système sans fil, ce qui évite toute nouvelle opération sur l’articulation.

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Afin de tester au mieux leurs prototypes, les chercheurs de l’EPFL ont également été amenés à développer un simulateur de genou, un modèle unique au monde, capable de reproduire à l’identique les mouvements de l’articulation.

A terme, si ces implants donnent satisfaction ils pourront être facilement intégrés dans les prothèses standards de hanches et de genoux. En Suisse, plus de 40’000 personnes subissent ce genre d’opération chaque année.

Commentaires

Portrait de Jean

Bonjour, Je me demandais si le système électronique inséré dans la prothèse connéctée se rechargeait : si oui comment et si non es-ce parce-qu’il ne consomme pas beaucoup d'énergie ou parce-qu’il n'est pas fais pour durer toute la vie de la prothèse .

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