Le jeu qui croque l'actu
Reportage: Emmanuelle Jaquet
Montage: Ulrich Teiger
Mixage: Philippe Lahaie
A chaque nouvelle occasion, les jeux flash enflamment le web, Y échapper relève de l’impossible. Que celui qui n’a pas joué quelques parties jette sa souris !
Les hommes politiques, tels que Sarkozy, Berlusconi ou Obama sont le plus souvent pris pour cibles, mais ces petits jeux gratuits s’inspirent aussi de faits d’actualité ou d’événements sportifs. «Je crois que nous sommes tous sous pression, se justifie Dominique Schaerer, CEO d’une société spécialisée dans les logiciels de divertissement. Pour nous, ces jeux permettent de dédramatiser, de rire d’événements parfois graves.»
Avec son équipe, à Zurich, Dominique Schaerer «rebondit» sur un incident 100% helvétique. En novembre 2009, un jeune handicapé visite le parc aux ours, à Berne, et tente de récupérer un sac lui appartenant. Attaqué par l’ours Finn, l’homme serait sans doute mort, sans l’intervention d’un policier qui tirer et blesse l’animal. Le traitement médiatique de l’incident incite le Zurichois a créer le jeu «Finnding» : un petit personnage, poursuivi par un ours, doit ramasser le plus de sacs en plastic possible. «Il n’y a personne à blesser, précise Dominique Schaerer, il s’agit seulement de faire bouger des personnages pour le plaisir.»
Pourtant, le jeu ne plait pas à tout le monde : deux jours à peine après sa mise en ligne, la société zurichoise doit le retirer du web, sous la pression des associations de protection des handicapés. «On nous a dit que le jeu tombait en plein campagne de pub en faveur du travail pour les personnes handicapées et que le sujet était délicat.».
Benoit Freslon, lui, est Français. En novembre dernier, lorsque la France se qualifie pour la Coupe du Monde 2010, grâce à la main de Thierry Henri, il s’empresse de créer un jeu: «Quand j’ai vu ça, explique le développeur, je me suis dit que cela allait créer le buzz, comme pour le coup de boule de Zidane». Benoit ne s’est pas trompé, aujourd’hui son jeu circule toujours et comptabilise près de 750'000 parties. «L’actualité, c’est une matière première pour les créateurs, Un peu comme les dessinateurs de caricatures qui s’amusent à dessiner des hommes politiques. On sait que ça va forcément toucher les gens, les détendre aussi.»




Commentaires
Sans oublier les chaussures de bush !
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