Sous le clic, les ruines

Sous le clic, les ruines
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Publié le 23 juillet 2009
  • Reportage: Laetitia Wider
  • Montage: Ulrich Teiger

Gérard Chouquer est archéologue, d'un genre un peu particulier… Sa spécialité, la prospection aérienne. Sa quête: la découverte de sites archéologiques depuis le ciel. En 30 ans de carrière, il a mis à jour des milliers de vestiges. Mais depuis quelque temps, il ne monte plus dans des zincs pour trouver ses trésors. Désormais, c'est depuis sa chaise de bureau que cet Indiana Jones sédentaire fouille la terre.

«Je pense que je vais réaliser dans les 10 ans à venir à peu près autant de découvertes et de travaux que ce que j'ai pu faire en 20 ou 35 ans sur les missions conventionnel, uniquement grâce à Google Earth», explique l'archéogéographe français.

Ce dernier a fait du logiciel d'images satellite son principal outil de travail. Il a notamment découvert des sites jamais répertoriés. Possible suivant la saison à laquelle les photos satellites ont été prise. En été,la terre, plus sèche, laisse apparaître les traces de vestiges. Du coup, si les photos ont été prises à ce moment-là, les chances de découvertes augmentent.

Peu utilisé en Suisse

Google Earth semble avoir signé l'avènement de l'archéologie 2.0. Mais tous les archéologues ne se montrent pas pleinement convaincus par son utilisation professionnelle. Carine Wagner, archéologue au service Immeubles, Patrimoines et Logistique du canton de Vaud, l'utilise uniquement comme un outil complémentaire. «La prospection aérienne a encore de beaux jours devant elle. Pour des visions très précises des sites, on a encore rien trouvé de mieux que des photographies prises à basse altitude.» Les photos faites par avion sont commandées spécialement à la saison la plus propice à l'observation.

Avec le libre accès à toutes ces données certains archéologues s'inquiètent pourtant d'une incitation au pillage.
«Est-ce qu'on ferme les musées parce qu'il y a risque de vol de tableau? Est-ce qu'on ne donne pas l'adresse des banques parce qu'il y a des voleurs, constate Gérard Chouquer. On y peut rien! Au contraire, plus le patrimoine sera connu, plus il sera protégé par toute la population.»

Un grand public qui se prend parfois au jeu. En 2005, informaticien italien a découvert ainsi une villa romaine dans son jardin. Avis aux amateurs.

Commentaires

Portrait de Augusto de Arruda Botelho

You really make it seem so easy with your presentation but I find this topic to
be really something which I think I would never understand.
It seems too complex and extremely broad for me. I am looking forward for
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Portrait de GIOVANE

Reportage original et instructif...l'observation satellite est sans aucun doute un outil de travail très perfectionné. La preuve...
Merci d'avoir trouvé un sujet qui pourrait être développé un peu plus pour les amateurs...et les curieux.Bravo à la journaliste.

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