L'ordinateur devient Expert
- Reportage: Laurent Burkhalter
- Montage: Karim Trabelsi
- Mixage: Philippe Lahaye
Identifier une trace digitale est un exercice de plus en plus périlleux. Les bases de données contenant les empreintes sont aujourd'hui gigantesques. Des centaines de millions de personnes sont fichées via interpol, un nombre 1000 fois plus élevé qu'il y a 15 ans.
« Lorsque vous cherchez une correspondance possible sur autant d'individus, les chances de faire une erreur augmentent, explique Christophe Champod, professeur à l'Institut de Police scientifique de l'université de Lausanne. » Une telle méprise fut commise suite aux attentats de Madrid en 2004. Le FBI emprisonna alors un avocat américain, après avoir confondu ses empreintes avec celles d'un des terroristes.
Pour aider l'expert à éviter ce genre d'erreur, l'équipe du professeur Champod a mis au point un outil révolutionnaire. Leur système calcule le taux de ressemblance entre la trace et l'empreinte. Parmi les améliorations, le logiciel prend en compte les déformations possibles du doigt selon la surface.
Avec cette innovation, l'université de Lausanne lance un pavé dans la mare. L'avis de l'expert était traditionnellement irrécusable. Plus maintenant. « Dans un milieu où les seules réponse autorisées étaient des réponse de certitudes, il est difficile d'envisager qu'il serait bon d'exprimer de manière plus transparentes les incertitudes qui sont forcément sous-jacentes à la discipline, reconnaît le professeur Champod. »
Ce nouveau système doit encore convaincre dans le milieu des sciences forensiques. « Cet outil pourrait éventuellement être une sorte de béquille pour l'expert, admet Axel Gläser de l'Office fédéral de la police. Mais il est important de souligner que c'est toujours l'homme qui prendra la décision et non la machine ! »
Aux Etats-Unis en revanche, où un rapport très critique à l'égard des sciences forensiques vient d'être publié, le système pourrait s'imposer plus rapidement. « Nous sommes constamment remis en cause, explique le dactyloscope américain Glenn Langenburg. Les tribunaux veulent des chiffres pour corroborer notre opinion d'expert. ! » Financé par les départements américains de justice et de défense, ce système est actuellement testé aux Etats-Unis.




Commentaires
Les propos de Sofie me choquent. Sans la recherche scientifique, aucun expert cantonal ne pourrait arrêter aucun criminel... Il ne suffit pas de croire quelqu'un coupable, il faut aussi le prouver, et cet outil propose une démarche mathématique fiable, contrairement aux biais humains. L'important est de savoir doser et de ne pas faire confiance aveuglément au logiciel. Sans la recherche scientifique, les experts ne pourraient pas faire de photographies ni même avoir des bases de données informatisées et seraient encore en train de faire des trous dans du papier avec des aiguilles à tricoter ou des épingles.
Les propos de Sofie me choquent. Sans la recherche scientifique, aucun expert cantonal ne pourrait arrêter aucun criminel... Il ne suffit pas de croire quelqu'un coupable, il faut aussi le prouver, et cet outil propose une démarche mathématique fiable, contrairement aux biais humains. L'important est de savoir doser et de ne pas faire confiance aveuglément au logiciel. Sans la recherche scientifique, les experts ne pourraient pas faire de photographies ni même avoir des bases de données informatisées et seraient encore en train de faire des trous dans du papier avec des aiguilles à tricoter ou des épingles.
Super quand la télé avec Nouvo, informe et redonne le commentaire par écrit et en quelques images, par Internet.
C'est bien que les technologies évoluent aussi dans la recherche des empreintes !
Je trouve ce reportage un peu léger... Aucune explication n'est fournie pour comprendre le fonctionnement de ce fameux logiciel anti-erreur! ça fait un peu article du matin bleu... Information ultrarapide et peu approfondie!
Nouvo nous a habitué à bien mieux! :-)
A+ Nouvo, sans rancune...
Quand les experts se tronpent :
http://www.internetactu.net/2009/09/17/quand-les-experts-se-trompent/
Je dois avouer que j'ai moyennement apprécié. Ce qui est ressorti du reportage, c'est que les experts en Suisse sont les gens de Lausanne... Erreur ! Ce sont les policiers cantonaux, et les experts de la police fédérale, qui sont les véritables experts de Suisse, car ce sont eux qui sont sur le terrain. Mais malheureusement, cela n'a pas vraiment été relevé. Il aurait été intéressant de montrer comment ils travaillent, afin que les téléspectateurs puissent réellement faire une comparaison avec tous ces logiciels sophistiqués inventés par des savants fous. Ils travaillent sur des cas réels et non des cas fictifs. Ils ne font pas de beaux projets ni de thèses qui ne servent qu'à alimenter les bibliothèques des grands penseurs de ce monde. Ils vivent dans la réalité et leur réalité c'est de trouver les auteurs d'un crime et non de vouloir passer à la télé ou dans les journaux pour se créer une célébrité basée sur le mensonge. Le prof. Champod se tire la couverture jusqu'au sommet du crâne et je trouve dommage que les journalistes ne l'aient pas vu...
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