L'Oldtimer 2.0
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Un parfum de cuir noble se mélange aux effluves d'essence. Robert enclenche le démarreur de sa Jaguar XK 140 de 1957. Les 6 cylindres du fauve rugissent. Derrière son volant en ronce de noyer, Robert a tout d'un nostalgique. Mais en réalité, il veut incarner l'ère 2.0 des autos de collection. Il vient de fonder une start up, Classic Factory, dont la spécialité sera de moderniser les oldtimers.
A l'un de ses clients qui vient de s'acheter une Type E, il propose de remplacer les carburateurs par une injection. « Tu verras, le moteur démarrera plus facilement. » Robert vise une clientèle qui veut rouler quotidiennement en collector's. « J'ai eu pas mal de voitures anciennes par le passé, confie-t-il, mais j'ai toujours été embêté par le fait qu'elles n'étaient pas fiables. Je me suis dit que l'idéal serait d'avoir une voiture ancienne qui fonctionnerait comme une moderne. »
Après être passée entre les mains de Robert et de son mécanicien, l'auto n'aurait de vintage que son look. Sous la carrosserie, tout serait botoxé. Moteur, freins, suspension, direction, climatisation subiraient un lifting important pour les clients qui ne veulent pas mettre leurs doigts dans le cambouis. Robert surfe aussi sur la vague écologique. Il a converti une Bentley de 1985 au gaz naturel et rajouté un catalyseur. L'auto pollue 2 à 300 fois moins selon lui.
Robert est persuadé du potentiel de son business, qui démarre début 2010. Rouler en ancienne devient de plus en plus difficile dans certains pays. En Allemagne, les centre villes sont interdits aux vieilles autos, considérées comme trop polluantes, observe Robert. « Je ne pense pas que les propriétaires de voitures anciennes soient assez fort pour changer les lois. On va donc se tourner de plus en plus vers une modification des voitures plutôt qu'une modification de la loi. »
L'originalité avant tout
Classic Factory n'a pas peur de s'engager à contre sens dans un milieu plutôt conservateur. De nombreux propriétaires préfèrent entretenir ou restaurer leur véhicules dans le respect de l'originalité. « Modifier une ancienne est une erreur de jugement, de budget et de goût, lance un internaute sur le site automobile Asphalte.ch, qui a consacré un forum à la question. « Jamais je ne modifierai ma vieille voiture pour répondre aux nouvelles exigences anti-pollution, déclare un autre lecteur d'Asphalte. Je suis certain qu'en matière écologique il y a bien d'autres priorités. »
« Je n'installerai pas d'injection sur mon Austin Healey, assure Marc. Le bruit des carburateurs et l'odeur d'essence font partie du plaisir de rouler en Oldtimer, c'est comme voyager dans le temps ! » Ces voitures sont des objets d'art pour leurs propriétaires. « Ce serait dommage de les modifier, explique Bruno Frisa du Vétéran Car Club Romand. Elles font partie de notre patrimoine, comme les tableaux d'un peintre décédé. En les sortant on fait revivre l'époque de nos ancêtres ! »
De tout façon, ils ne roulent pas quotidiennement en oldtimer. « Je suis formellement opposé à moderniser mon ancienne auto, une Aston Martin de 1974, écrit un afficionado contacté via Asphalte.ch. Je ne la sors qu'entre 5 à 10 fois par an le dimanche, lorsqu'il fait beau, totalisant moins de 1'000 kilomètres par an! »
Il n'empêche, la question fait débat. Plusieurs propriétaires fiabilisent leur véhicule en installant par exemple un radiateur plus performant pour mieux refroidir le moteur. Mais en cas de modification importante, la voiture peut perdre de sa valeur. Une auto vieille de plus de 30 ans, qui ne dépasse pas les 3000 km par an, et surtout, en état d'origine, bénéficie de la carte « vétéran ». Ce pedigree l'astreint au contrôle technique tous les 6 ans seulement. Question budget, il est donc préférable de rouler quotidiennement en Nippone hybride que botoxer sa belle anglaise des Swinging Sixties !
Quelques chiffres:
- 40'000: nombre de véhicules immatriculés «collection» en Suisse (estimation du Vétéran Car Club)
- 3000 km: limite de kilométrage annuel pour les voitures vétérans
- tous les 6 ans: périodicité des contrôles techniques pour une voiture vétéran (plus de 30 ans et en état d'origine)
- 10'000 CHF: le prix approximatif d'une conversion au gaz naturel (Classic Factory)
COMMENTAIRES
L'écologie est décidément le mal du siècle... Au début j'ai cru à un 1er avril.
Salut NOUVO! Et à tous les lecteurs auditeurs spectateurs internautes et caetera!
D'aucun prétende de la d'valuation pure et simple du bel objet. Je pense que les gens tentant de modifier les vieux tacots, sans nulle offense à leurs propriétaires, partent d'un point de vue pur, qui veut laisser en circulation le plus possible et le plus longtemps les classiques. Celui qui prétend au sacrilège le fait de modifier et restaurer de manière moderne une survivante de la casse, n'a purement rien compris et a aussi oublié que les vieilles peintures de Maître dont il parle sont sujettes à restauration pour le plaisir des yeux. Je crois aussi que les mécaniciens travaillant sur ces belles machines ont suffisemment l'amour de leur métier pour laisser le charme des anciennes intact. Enfin rien n'empêche encore leurs propriétaires de les conserver en leur état ou de réfléchir à l'écologie du premier Avril dont parle un autre et de conserver les pièces originales dans le but d'une revente ultérieure; au propriétaire de voir avec les entreprises s'occupant de la transformation ou de la cure de jouvance comme bon voudrez-vous nommer l'action de proposer un forfait de remise en état original au moment de ladite action.
En tant que suisse vivant dans une polution notoire à l'étranger et qui voit mieux le réflexe écologique dont chacun doit faire preuve maintenant: une petite action peut en entraîner d'autres à plus grande échelle.
Chacun reste libre de sa conscience, mais un peu moins d'égoïsme de la part de chacun nous fera plus sûrement progresser dans le bon sens.
Salut NOUVO! Et à tous les lecteurs auditeurs spectateurs internautes et caetera!
D'aucun prétende de la d'valuation pure et simple du bel objet. Je pense que les gens tentant de modifier les vieux tacots, sans nulle offense à leurs propriétaires, partent d'un point de vue pur, qui veut laisser en circulation le plus possible et le plus longtemps les classiques. Celui qui prétend au sacrilège le fait de modifier et restaurer de manière moderne une survivante de la casse, n'a purement rien compris et a aussi oublié que les vieilles peintures de Maître dont il parle sont sujettes à restauration pour le plaisir des yeux. Je crois aussi que les mécaniciens travaillant sur ces belles machines ont suffisemment l'amour de leur métier pour laisser le charme des anciennes intact. Enfin rien n'empêche encore leurs propriétaires de les conserver en leur état ou de réfléchir à l'écologie du premier Avril dont parle un autre et de conserver les pièces originales dans le but d'une revente ultérieure; au propriétaire de voir avec les entreprises s'occupant de la transformation ou de la cure de jouvance comme bon voudrez-vous nommer l'action de proposer un forfait de remise en état original au moment de ladite action.
En tant que suisse vivant dans une polution notoire à l'étranger et qui voit mieux le réflexe écologique dont chacun doit faire preuve maintenant: une petite action peut en entraîner d'autres à plus grande échelle.
Chacun reste libre de sa conscience, mais un peu moins d'égoïsme de la part de chacun nous fera plus sûrement progresser dans le bon sens.






Merci pour ce reportage. Asphalte.ch est ravi d'avoir pour collaborer à la réalisation de ce sujet.
Meilleures salutations,
Sébastien Morand
http://www.asphalte.ch