iPhone mon métier

iPhone mon métier
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Publié le 30 septembre 2009
  • Reportage: Zian Marro
  • Montage: Enrico Pizzolato, Ulrich Teiger
  • Mixage: Philippe Lahaye

Le faux Zippo sans flamme, la lampe torche sans ampoule, ou la fameuse gorgée de bière sans houblon. En matière d'inutilité, les applications iPhone font preuve d'une créativité sans borne. Et pour cause, avec plus de 125'000 développeurs d'applications dans le monde, la palette est pour le moins colorée.

Du futile, mais pas seulement. Des applications, il y en exsite un peu pour tout. Repérer le distributeur de billets le plus proche, par exemple. «Là, il est à 3km, c'est le village d'à côté», explique Stephan Burlot, un développeur iPhone indépendant. Bancomap, c'est son idée. Les applications, son business. Celle du quotidien Le Matin par exemple, c'est lui qui l'a développée. Et avec des clients comme Edipresse ou l'EPFL, Stephan Burlot vit aujourd'hui exclusivement de l'iPhone. «Voilà une vingtaine d'année que je développe sur Apple, raconte le Vaudois. L'iPhone, c'est une plateforme assez excitante avec son écran tactile. Quand on m'a proposé de faire un développement là-dessus, j'ai sauté sur l'occasion. Depuis, la demande est continue.»


«Ruée vers l'or»

Le succès de l'iPhone – 30 millions d'appareils dans le monde – et de l'App Store, le magasin en ligne des applications stimule donc les développeurs. «C'est une nouvelle ruée vers l'or! Mais comme pour toutes les ruées vers l'or, ceux qui vont repartir avec des millions de dollars en poche seront très peu nombreux. La grande majorité va glaner quelque centaines de francs, pas plus,» constate Christophe Laporte, rédacteur en chef du magazine online MacGeneration.

Car le vrai filon, c'est Apple qui a mis la main dessus. Pour chaque application vendue, le géant à la pomme se met 30% dans la poche. Et avec 2 milliards d'applications déjà téléchargées, l'Eldorado ne semble plus très loin. La course à la pépite n'a pas épargné la Suisse romande. Ici, les développeurs iPhone se comptent par dizaines. Ils ont même leur réunion Tupperware, une fois par mois. Et évidemment, ici, on ne parle pas congélations.
A l'origine de ces rencontres, Sébastien Hugues, le directeur associé d'Easybox Technologies: «Au début on faisait essentiellement du web, et puis on est passé à quasiment 60% du chiffre d'affaire annuel dans le développement d'applications iPhone». Une application clé en main coûte entre 10 et 20'000 francs au client.


De 500 à 85'000 applications

Pourtant tout n'est pas rose au pays des développeurs. Apple contrôle chaque application avant de la publier sur l'App Store. Et l'attente peut être très longue! L'application du Matin et son développeur en ont fait les frais. «Elle est restée en évaluation pendant près de deux mois. Et pendant ce temps, aucun contact avec Apple. Rien!» s'exclame Stephan Brulot. Un cas qui reste plutôt rare. La grande majorité des applications sont validées dans les deux semaines. Mais le manque de communication d'Apple énerve les développeurs.

Pour le rédacteur en chef de MacGeneration, «Apple a été dans une certaine mesure victime de son succès et n'est peut-être pas aussi réactif que certains le souhaiteraient. La firme a commencé à réagir mais pour l'instant, c'est insuffisant !»

En une année, le nombre d'applications est passé de 500 à 85'000. Si les développeurs grognent, les employés chargés de valider les applications eux, ne risquent pas de se retrouver au chômage de si tôt.









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Commentaires

Portrait de Louttrefrittes

Pascallllllll meyerrrrrrrrrrrr c'est une starrrrrrrrrr!!!!!!!

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