Nouveau chapitre pour l'ebook
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«Il va y avoir une sorte de big bang» admet Patrice Fehlmann, le directeur général de l'Office du livre à Fribourg (OLF). Les utilisateurs du livre électronique vont pouvoir télécharger des milliers de titres. Au-delà des romans, ils auront accès à des guides, aux livres de cuisine, et d'autres prestations littéraires.»
Après des mois de négociations avec les éditeurs et les libraires, l'OLF réussit un joli coup en mettant d'accord ses partenaires autour d'un projet commun d'une plateforme de téléchargement de titres numériques. En clair, les sorties littéraires ne se déclineront plus seulement en version papier, mais aussi en version électronique. Les fans d'Amélie Nothomb ou d'Anna Gavalda pourront dévorer leurs titres préférés sur livres électroniques. Jusqu'à aujourd'hui, seuls les bons vieux classiques, ainsi que la littérature anglo-saxonne, étaient disponibles sur Internet. Pas de quoi fouetter un chat. Désormais, aux titres tombés dans le domaine public, s'ajoute donc du contenu récent et d'actualité. Une petite révolution.
Le prix de ces versions numériques est encore à fixer, mais il oscillera entre 15 à 20% moins cher que le roman papier à sa sortie. Les libraires toucheront une marge, de même que les éditeurs. Mais les convaincre n'a pas été simple, comme l'explique Patrice Fehlmann : «Les éditeurs sont échaudés par ce qui s'est passé dans le milieu de la musique. Ils souhaitent également défendre la chaîne du livre, de l'auteur jusqu'au petit libraire, en passant par l'éditeur.»
Ecrans et autonomie
Côté technologique, les défauts de première jeunesse de la tablette électronique ont quasi disparu. Aujourd'hui, les écrans ne fatiguent plus les yeux, grâce à l'encre électronique. Tandis que 8000 pages sont lisibles, sans recharger les batteries : «C'est une technologie qui est mature, mais qui va encore évoluer, analyse Serge Riedo, en charge du projet ebook à OLF. Les nouvelles générations seront encore plus interconnectées avec Internet. Elles permettrons de l'annotation directement sur l'écran, des écrans touch screen comme sur les nouveaux mobiles téléphoniques.»
Aujourd'hui, le livre électronique a tout pour accéder au succès que certains lui prédisent depuis longtemps déjà. Pas sûr, pourtant, que le grand public, encore attaché au bon vieux papier, ne lui fasse tout de suite une place de choix sur les rayons de sa bibliothèque.






L'ère du papier a encore quelques années à vivre sereinement. Les ebooks ou e-readers actuels ne possèdent pas encore les meilleures technologies pour séduire le grand public. Pour convaincre il faut faire les choses en grand : encre électronique couleur, écran tactile multi-points et un accès à une plateforme de téléchargement par connexion Internet sans-fil. Apple est sur un projet similaire (l'iTablet) mais je crois sans encre électronique (ce qui est à mon sens nécessaire pour rivaliser avec la lecture papier).